Le blog de Taichi Marseille

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CITATIONS, APHORISMES, POÈMES, BILLETS D'HUMEUR, PROVERBES, DICTONS, CONTES...

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mardi 29 octobre 2019

Paroles d'octobre

Catherine Despeux, Taiji Quan, Art martial, technique de longue vie

Un des éléments susceptible de dérouter le débutant
est le manque de résultats tangibles rapides.
C'est un exercice de longue haleine qui demande des années avant d'aboutir.
Et si l'occidental est découragé au début par l'effort de mémorisation,
c'est qu'il n'a pas compris que le plus important n'est pas le résultat,
mais le geste en lui-même, l'attention qu’il lui porte.
Cette attention ne doit pas être un effort, mais une ouverture sur une perception différente des choses.
Ainsi l'enchaînement n'est-il qu'un support pour un travail en profondeur
sur le corps et l'esprit.

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samedi 29 juin 2019

Paroles de juin

Hesna Cailliau, Le paradoxe du poisson rouge

Sans port d'attache, la carpe koï montre qu'il ne faut s'attacher à aucun schéma préétabli.
"Être sans idée pour rester ouvert à tous les possibles" dit Confucius.
Kong fu-Tseu, Maître Kong de son vrai nom, évoque un cœur vacant, un cœur ouvert dénué de partis pris.
Dans ce mot pointent l'aventure, le risque, la libération de toute attache.
Être sans idée ne veut pas dire ne pas en avoir mais n'en privilégier aucune, n'être prisonnier d'aucune pour mieux s'adapter aux situations toujours changeantes.
Ce que le maître rejette avec force, ce sont les idées préconçues, les affirmation catégoriques et l'obstination.
Tout son enseignement vise non pas à se faire une idée sur les choses mais à mettre de la fluidité dans les choses et entre le choses.
Pourquoi s'attacher à des idées puisque la réalité est en transformation continue?
Le Yi King, le plus ancien des livres sacrés chinois, dont les commentaires sont attribués à Confucius se nomme le "livre des Mutations". Yi comme substantif veut dire "mutation"...
Rien n'est plus facile que le changement , puisque c'est inscrit dans l’ordre des choses.
Les 99 écailles couvrant le corps de la carpe symbolise la mutation inhérente à la vie.
Cette évidence est soulignées aussi par Bouddha, "La seule loi qui ne change pas est celle qui énonce que tout change".
Refuser cette loi ontologique, c'est être borné.
L'être humain, de ce fait, est appelé à se renouveler sans cesse et non à se répéter comme une horloge.
La souffrance survient chaque fois qu'il résiste au flux de la vie et essaie de s'accrocher à des formes fixes.

Le corps du poisson qui ondule dans tous les sens rappelle l'importance pour la pensée de ne se raidir dans aucune position.
Le mal pour la pensée chinoise n'est pas la tentation et la transgression mais la fixation : le pire défaut est de vouloir avoir raison car alors on s'enferme dans son raisonnement et on devient sourd et aveugle.
L'imbécile croit toujours avoir raison, le sage écoute et accepte avec simplicité les conseils" dit Lao-tseu.

La carpe koï avec ses grands yeux et sa grande bouche symbolise l'ouverture d'esprit : observer pour mieux absorber, car il y a tant de choses à prendre et à apprendre de l'extérieur...

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dimanche 2 juin 2019

Paroles de mai

Yuval Noah Harari, Sapiens, une brève histoire de l'humanité

Et ils vécurent heureux

Selon le bouddhisme, la plupart des gens identifient le bonheur à des sentiments plaisants, et la souffrance à des sentiments déplaisants. De ce fait, les gens attachent une importance immense à ce qu'ils ressentent et sont avides de connaître toujours plus de plaisirs et d’éviter la douleur. Quoi que nous fassions au fil de notre vie -nous gratter la jambe, pianoter la chaise ou livrer des guerres mondiales-, nous essayons juste de nous procurer des sensations agréables.

Le problème, selon le bouddhisme, c'est que nos sentiments ne sont rien de plus que des vibrations fugitives, qui changent à chaque instant, telles les vagues de l’océan. Voici cinq minutes, j'étais joyeux et déterminé, mais ces sentiments ont disparu, et je pourrais bien me sentir triste et abattu. Si je veux connaître des sentiments plaisants, il me faut donc être constamment à leur poursuite, tout en chassant ceux qui sont désagréables. Même si j'y réussis, tout est a aussitôt à recommencer, sans que je sois jamais récompensé durablement de ma peine.

A quoi rime de remporter des prix aussi éphémères? A quoi bon s’acharner à décrocher une chose qui disparaît presque sitôt apparue? Selon le bouddhisme, la racine de la souffrance n'est ni le sentiment de peine ni celui de tristesse, voire d’absence de sens. La véritable racine est plutôt cette poursuite incessante et absurde de sensations éphémères qui nous mettent dans un état permanent de tension, d'agitation et d'insatisfaction. De fait de cette poursuite, l’esprit n'est jamais satisfait. Quand bien même il éprouve du plaisir, il n'est pas content, parce qu'il a peur qu'il ne dure pas et voudrait tant que cette expérience se prolonge et s'intensifie.

Les gens sont libérés de la souffrance non pas quand ils éprouvent tel ou tel plaisir fugitif, mais quand ils comprennent l'impermanence de leurs sensations et cessent de leur courir après. Tel est l’objectif des pratiques de méditation bouddhistes. Qui médite est censé observer de près son esprit et son corps, suivre l’apparition et la disparition de tous ses sentiments et comprendre combien il est absurde de les poursuivre.

Quand la poursuite cesse, l'esprit et détendu, clair et comblé. Toutes sortes de sentiments ne cessent de naître et de passer - joie, colère, ennui, concupiscence -, mais dès l'instant où vous cessez de courir après, vous pouvez les accepter pour ce qu 'ils sont. Vous vivez dans l’instant présent au lieu de fantasmer sur ce qui aurait pu être.
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vendredi 19 avril 2019

Paroles d'avril

Christophe André, Abécédaire de psychologie positive

Grincheux désagréables

Les grognons m'ont longtemps agacé. Ne pas être capable de faire l'effort minimum de la courtoisie et de la politesse, l'effort d'un regard amical et d'un sourire, tout de même !
Puis, ça m'a passé. J'ai compris que cela n'empêchait pas d'autres qualités. Depuis, je m'imagine volontiers que le caractère de certains grincheux (ne pas s'encombrer des convenances sociales, ne pas se laisser impressionner par les règles sociales) est peut-être aussi l’expression d'une forme de liberté et cache peut -être un courage revêche : ce grincheux qui ne me salue pas serait peut-être celui qui me sauverait la vie pendant la guerre, celui qui me cacherait de l'ennemi. Et qui refuserait ensuite, toujours aussi revêche, mes remerciements, ma gratitude...

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vendredi 29 mars 2019

Paroles de mars

Billet sur Le silence... La parole... Le silence... La parole...



"Parle si tu as des mots plus forts que le silence
sinon garde le silence"
Euripide (poète grec)

"Il faut deux ans pour apprendre à parler
et toute une vie pour apprendre à se taire"
Proverbe chinois

"Si tu n'as rien de plus intelligent à dire que le silence, tais toi
Proverbe arabe

"Ce n'est pas parce que tu parles que tu es intelligent"
Star Wars, La menace fantôme, Qui Gon à Jar Jar

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mercredi 27 février 2019

Paroles de février

Christophe André, La vie intérieure, "Le petit coin"

"De toute évidence, le Créateur, en concevant l'organisme humain, a compris qu'il valait mieux pour nous que certaines fonctions pussent s'accomplir d'elles-mêmes ; il n'est que trop clair que si on nous avait laissés régenter librement nous-mêmes des fonctions telles que la respiration, le sommeil ou la défécation, certains d'entre nous cesseraient de respirer, de dormir ou d'aller aux cabinets.
Il y a une foule de gens, et qui ne sont pas tous enfermés dans un asile, qui ne voit pas de raison pour que nous mangions, dormions, respirions, ou allions au water-closet. Non contents de mettre en question les lois qui gouvernent l'univers, ils mettent en question aussi l'intelligence de leur propre organisme (...).
Ils considèrent les exigences du corps comme autant de temps perdu. Comment passent-ils donc leur temps, ces êtres supérieurs? Est-ce parce qu'il y a tant de "bon travail" à faire qu'ils ne voient pas l'utilité de passer du temps à manger, à boire, à dormir, ou à aller au water-closet?".
Henry Miller, Lire aux cabinets

Quoi de plus éloigné, en apparence, du monde délicat de la vie intérieure que l'environnement trivial des cabinets et autres lieux dits "d’aisance"? Mais à y bien réfléchir, les choses sont plus subtiles , et les liens plus étroits qu'un regard lointain et condescendant ne pourrait le faire croire. Car tout ce dont la vie intérieure a besoin s'y trouve : le calme et la solitude, la possibilité de recueillement et l’absence de sollicitations extérieures...
Le peuple japonais, dans son grand raffinement, ne s'y est pas trompé : on trouve souvent dans ce pays les toilettes les plus accueillantes et confortables qui soient, dotées d'un abattant de cuvette pouvant être réchauffé, d'un clavier de commandes déclenchant des jets d'eau ou d'air agréablement tiède, voire toute une gamme de sons masquant les bruits inconvenants. (...)
Voilà pourquoi il serait à mon sens bien dommage de ne pas cultiver un art de la vie intérieure au cabinets. Il convient évidemment de ne surtout pas y téléphoner, mais aussi de choisir parfois de ne pas y lire !
Se contenter de ressentir, de réfléchir, de savourer cet instant de pause, loin du tumulte du monde. Se réjouir de disposer d'un corps, un corps capable de tirer tout seul le meilleur de ce que nous lui offrons à manger et à boire, et d'en restituer ensuite la part inutile. Après tout, notre vie intérieure dépend aussi de ce corps, du soin que nous lui accordons, du ben-être que nous lui permettons.
Et puis, nous sommes dans ces lieux en bonne compagnie : bien des poètes et des philosophes se sont donné la peine de réfléchir et d'écrire sur ce sujet.
On se souvient des alexandrins ludiques et réalistes de Musset : "Vous qui venez ici dans une humble posture / De vos flancs alourdis décharger le fardeau, (...)."
Et de Montaigne, qui rappelait dans ses Essais :"Sur le plus haut trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul".
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lundi 28 janvier 2019

Paroles de janvier

Maître Anzawa, Le Kyudo, voie de l'arc

L'art véritable est sans but et sans intention.
Plus obstinément vous persévérerez à vouloir apprendre à lâcher la flèche
en vue d'atteindre sûrement un objectif, moins vous y réussirez,
plus le but s'éloignera de vous.

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dimanche 16 décembre 2018

Paroles de décembre

Thich Nhat Hanh, La sérénité de l'instant

Prenez la main de votre enfant et invitez le à sortir et à vous asseoir avec vous sur l'herbe.
L'un et l'autre aurez peut-être envie de contempler l'herbe verte,
les petites fleurs, le ciel.
Respirer et sourire ensemble, voilà ce qu'est l'éducation pour la paix.
Si nous savons apprécier ces choses simples mais très belles, nous n'aurons à rechercher rien d'autre.
La paix est accessible à tout instant, en chaque respiration, en chaque pas.

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jeudi 6 décembre 2018

Paroles de novembre

Jacques Castermane, La Sagesse exercée
Récit de l'auteur qui suivra l'enseignement de Karlfried Graf Dürckheim pendant plus de 20 ans.

La Voie de la technique

La Voie de la technique est exigeante.
La technique doit d'abord être apprise.
Ensuite il vous est demandé de maîtriser ce que vous avez appris.
L'étape suivante est la maîtrise parfaite de ce que vous maîtrisez.
Cet effort, qu'Épitecte souligne comme incontournable pour accéder à la paix de l'âme, conduit à la mort du Moi. C'est à dire à la mort de tout ce qui est voulu, intentionné.
A la mort du désir de réussir et de la crainte d'échouer.
A la mort du MOI-JE-VEUX / MOI-JE-NE-VEUX-PAS.
C'est à ce moment que la technique, parfaitement maîtrisée devient, et est,
ce que le maître de tir à l'arc appelle "une manifestation de la vérité de la vie".
L'action, libérée des interférences d'un Moi intentionné, craintif, orgueilleux, réactif,
est pure comme est pur le geste de la fleur qui s'ouvre.
L'action est le reflet d'un homme libéré, d'un homme en paix.

mercredi 24 octobre 2018

Paroles d'octobre

Jacques Castermane, La Sagesse exercée
Récit de l'auteur qui suivra l'enseignement de Karlfried Graf Dürckheim pendant plus de 20 ans.

(J. Castermane à K.G. Dürckheim)

Un jour je lui avoue que, en répétant toujours, toujours et encore, la même chose,
j'ai l'impression de tourner en rond.

Il me regarde en souriant et me dit " je suis heureux de vous entendre dire ça,
parce que lorsqu'on tourne en rond, on approfondit le rond dans lequel on tourne".

Je souris intérieurement en me souvenant de cette curieuse idée
que pour être efficace il faut apprendre par coeur une centaine de techniques.
Désormais je pratique dans un tout autre état d'esprit :
"En renouvelant toujours la même technique,
arrive le moment où il n'y a plus rien à faire.
C'est là qu'on laisse faire une force plus profonde".

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lundi 2 juillet 2018

Paroles de juin

Taikan Jyoli, Maître bouddhiste Zen

"Simple ne veut pas dire facile"

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lundi 4 juin 2018

Paroles de mai

Cyrille Javary,Le geste imparable, 2ème partie/2

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lundi 30 avril 2018

Paroles d'avril

Cyrille Javary, Le geste imparable, 1ère partie/2

          le_geste_imparable_C.javary.pdf

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vendredi 30 mars 2018

Paroles de mars

Le chocolat est notre ennemi,
Mais fuir devant l'ennemi, c'est lâche non?

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jeudi 15 mars 2018

Paroles de février

Maître Shifu à Po
"Si tu te contentes de faire ce que tu es capable de faire,
tu ne progresseras pas,
et tu resteras tel que tu es"

                KUNG FU PANDA

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mercredi 7 février 2018

Paroles de janvier

Apprentissage & neurosciences, extrait

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jeudi 21 décembre 2017

Paroles de décembre

St Exupéry, Le petit Prince

"J'ai appris, dit le petit Prince, que le Monde est le miroir de mon Âme...
Quand elle est enjouée, le Monde lui semble gai.
Quand elle est accablée, le Monde lui semble triste.
Le Monde, lui, n'est ni triste, ni gai.
Il est là, c'est tout.
Ce n'était pas le Monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais...
J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement..."

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samedi 25 novembre 2017

Paroles de novembre

Jean-Michel Guenassia, Le club des incorrigibles optimistes

Et puis il faut bien commencer un jour, se lancer, couper les fils,
avancer sans les petites roues, se casser la gueule,
se relever et recommencer.

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mercredi 4 octobre 2017

Paroles d'octobre

C'est du vécu, je dirai même que c'est juste un échantillon de chaque rentrée...

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lundi 26 juin 2017

Paroles de juin

Milan Kundera, Une rencontre

Il faut une grande maturité pour comprendre que l'opinion que nous défendons
n'est que notre hypothèse préférée,
nécessairement imparfaite, probablement transitoire,
que seuls les très bornés peuvent faire passer pour une certitude ou une vérité.

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lundi 5 juin 2017

Paroles de mai

Frédéric Lenoir, L'Âme du monde

Un sage prit la parole et dit : "Cultivez la bonne humeur, la gaieté, l'humour!"
Rien n'est pire qu'un homme sans humour, qui ne voit dans l'existence que le sérieux, le tragique ou l'utile.
L'humour ne sert à rien, mais il n'y a rien de plus indispensable à une existence heureuse.
L'humour ne nie pas le tragique, mais le détourne, crée un recul avec la douleur, et peut transformer les larmes en rire. Essayer de rire chaque jour, à commencer de vous-mêmes !
La bonne humeur et la gaieté entretiennent un regard positif sur la vie et nous permettent de mieux accueillir les événements difficiles qui surviennent.

Une mère sermonne son garçon : "Écoute, si tu es sage, tu iras au ciel, et si tu n'es pas sage, tu iras en enfer".
Le garçon réfléchit quelques secondes : "Et qu'est ce que je dois faire pour aller au cirque?"

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vendredi 5 mai 2017

Humeur d'avril

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mercredi 22 mars 2017

Paroles de mars

Goethe
Dans la respiration sont incluses deux grâces :
Aspirer l'air, et s'en délivrer.
L'un oppresse, l'autre soulage,
Tel est le merveilleux mélange de la vie.

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vendredi 3 mars 2017

Paroles de février

Karlfried Graf Dürckheim, "Hara, Centre vital de l'homme"

Ainsi les hommes faussent-ils l'harmonie de leur rapport avec le ciel et la terre en se tenant - qu'ils soient debout, assis ou en train de marcher - exagérément droits et tendus vers le haut ou, au contraire, si affaissés qu'il est impossible de parler de verticale à leur sujet.
Dans ce dernier cas, ils ne donnent pas l'impression d'être portés, vivifiés par la terre, mais plutôt d'être inertes, indolents et collés au sol. L'enracinement dans la terre devient alors pesanteur ; au lieu de s'y appuyer, l'homme s'y enfonce. Il ne marche pas, il se traîne ; il n'est pas assis, mais effondré sur lui-même ; debout, il semble être sur le point de tomber...

Si c'est le mouvement inverse qui se produit, l'homme paraît être attiré vers le haut et renier toute relation avec la terre.
En marchant, il ne pose pas vraiment les pieds sur le sol, mais se balance, marche à tout petits pas ou sautille comme s'il n'avait pas de poids. Il ne se redresse pas de façon naturelle, mais relève les épaules, les crispant vers le haut. Cela lui donne l'air tendu et orgueilleux.

Dans les deux cas, il lui manque le Centre qui relie le haut et le bas.
Ce centre est-il présent, les forces montant vers le ciel et celles qui affirment la terre forment un tout harmonieux.
Ce qui est en haut est porté par ce qui est en bas et ce qui est en bas tend naturellement vers le haut. La "forme" vivante croit de bas en haut comme l'arbre dont la couronne repose sur un tronc vertical aux racines larges et profondes.
Ainsi, l'attitude correcte témoigne de l'acceptation par l'homme de son entité bipolaire oscillant entre le ciel et la terre.
Il ne reste pas collé à cette dernière mais lui fait confiance ; il tend vers le ciel mais n'oublie pas la terre.
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lundi 16 janvier 2017

Paroles de janvier

Méditation de janvier... Et de juillet

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vendredi 30 décembre 2016

Paroles de décembre

Épicure, Lettre à Ménécée

Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à philosopher,
et quand on est vieux, il ne faut pas se lasser de philosopher.
Car il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l'âme.

Celui qui dit que l'heure de philosopher n'est pas encore arrivée
ou bien que l'heure de philosopher est passée,
ressemble à un homme qui dirait que, pour lui l'heure d'être heureux n'est pas encore venue ; ou que l'heure d'être heureux n'est plus.

Sont donc appelés à philosopher le jeune comme le vieux.
Le vieux pour que, vieillissant, il reste jeune en bien par esprit de gratitude à l'égard du passé.
et le jeune, pour qu'il soit un ancien par son sang froid à l 'égard de l'avenir.

Par conséquent : il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu'il est à nous, nous avons tout.
Et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l'avoir.

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lundi 28 novembre 2016

Paroles de novembre

Daniel Goleman, Cultiver l'intelligence relationnelle
La supériorité du sourire

Paul Ekman * a identifié dix-huit manières de sourire, qui sont toutes des permutations des quinze muscles faciaux nécessaires.
En voici quelques exemples :
- un pauvre sourire se greffe sur un air malheureux pour exprimer la résignation ;
- un sourire cruel manifeste le plaisir que donnent la colère et la méchanceté ;
- et puis il y a le sourire si particulier de Charlot, qui met en jeu un muscle que la plupart des gens ne maîtrisent pas consciemment, un sourire qui, comme le dit Ekman, "sourit à l'acte de sourire".
Il y a aussi bien sûr les vrais sourires de plaisir ou de gaieté.
Ce sont les plus aptes à provoquer des sourires en retour, signalant le travail des neurones miroirs réservés à cet effet.
Selon un proverbe tibétain : "Lorsque tu souris à la vie, la moitié du sourire est pour ton visage, l'autre moitié pour quelqu'un d'autre".

Le sourire a un avantage sur toutes les autres expressions, car le cerveau humain préfère les visages heureux, les reconnait plus volontiers et plus vite que tous les autres.
Certains spécialistes des neuro-sciences pensent qu'il existe dans le cerveau un système réservé aux sentiments positifs, qui reste activé en permanence,
et nous permet d'être plus souvent optimistes que pessimistes, d'avoir une vision positive de la vie.
Cela implique que la nature tend à favoriser les relations positives.En dépit du rôle prépondérant de l'agressivité dans les affaires humaines, nous ne serions pas prédisposés à rejeter spontanément les autres.
...
De fait, le rire est certainement la plus courte distance entre deux cerveaux, un phénomène de contagion irrésistible qui crée un lien social instantané.
Prenez par exemple deux adolescentes : plus elles s'amusent et pouffent de rire ensemble, plus elles deviennent amies, se synchronisent, s'animent et sont
heureuses de se retrouver, bref, plus elles entrent en raisonnance. Ce qui, aux yeux des parents, peut passer pour de l'hystérie stupide représente pour ces filles
un délicieux moment de connivence.



* Paul Ekman, éminent psychologue du XXe siècle, pionnier dans l'étude des émotions dans leurs relations aux expressions faciales.

mercredi 26 octobre 2016

Paroles d'octobre

Woody Allen, La vie

On devrait commencer sa vie à l'envers...
- Commencer par mourir, ça éliminerait ce traumatisme qui nous suit toute notre vie.
- Se réveiller dans un hospice, puis se faire expulser pour bonne santé.
- Travailler jusqu'à devenir assez jeune pour profiter de la vie.
- Faire la fête, aller au lycée,au collège.
- Puis devenir un bébé.
- Passer 9 mois tranquille à flotter.
- Et pour finir, quitter ce monde dans un orgasme!

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lundi 3 octobre 2016

Paroles de septembre

Frédéric Lenoir, L'Âme du monde

Un sage prit la parole et dit :
"Cultivez la souplesse.
La vie est en devenir permanent.
La souplesse vous permet de vous adapter au mouvement de la vie.
Elle vous permet de réagir avec justesse à un événement imprévu,
à une attitude d'autrui qui vous surprend.
Soyez souples comme le roseau, qui sait plier lorsque le vent est fort,
mais ne rompt jamais.
La rigidité, au contraire, vous rend inaptes au flux de la vie.
Elle vous fixe dans des attitudes et des principes qui peuvent parfois
se révéler inappropriés aux circonstances ou à l'évolution de votre être"
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mardi 30 août 2016

Paroles d'août

Saint Exupéry,Le petit Prince

C'est une folie de haïr toutes les roses parce que une épine vous a piqué,
d'abandonner tous le rêves parce que l'un d'entre eux ne s'est pas réalisé,
de renoncer à toutes les tentatives parce qu'on a échoué...

C'est une folie de condamner toutes les amitiés parce qu'une d'elles vous a trahi,
de ne croire plus en l'amour juste parce qu'un d'entre eux a été infidèle,
de jeter toutes les chances d'être heureux juste parce que quelque chose n'est pas allé dans la bonne direction.

Il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle.
Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ...

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dimanche 7 août 2016

Paroles de juillet

Karlfried Graf Dürckheim, "Hara, Centre vital de l'Homme"

Le milieu menacé

L'Homme, à travers son corps exprime trois choses :
1. Un certain rapport entre le Ciel et la Terre
L'Homme ne peut pas voler, mais d'un autre côté, il n'est pas obligé de ramper. Il n'est ni oiseau ni vers de terre, il se meut verticalement sur la Terre, dressé vers le Ciel.

2. Un rapport particulier avec le monde environnant
L'Homme se trouve dans une relation de polarité avec le monde dont, d'une part, il se défend et auquel, d'autre part, il est intimement lié, entretenant sans cesse un échange vivant avec ce dernier.

3.Un rapport particulier avec sa propre personne
A chaque étape de l'évolution de sa "forme" correspond une relation définie avec la vie qui, en lui, cherche à se manifester, à s’épanouir et à atteindre l'unité.

En chaque Homme, l'être tend sans cesse à se réaliser à travers une forme de vie qui le manifeste dans le monde. Lorsqu'il y parvient, il a vraiment trouvé son Centre. Il ne s'agit pas seulement d'un phénomène purement intérieur, cela concerne aussi l'existence tout entière, c'est à dire également le corps de l'Homme.
Il est donc toujours sur le chemin de la réalisation de sa forme parfaite.

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lundi 27 juin 2016

Paroles de juin

Alexandro Jodorowsky, "Le doigt et la lune"

Le jardin zen

Un maître zen demanda à son disciple de nettoyer le jardin du monastère.
Le disciple nettoya le jardin et le laissa dans un état impeccable.
Le maître ne fut pas satisfait.
Il lui fit refaire le nettoyage une deuxième, puis une troisième fois.
Découragé, le pauvre disciple se plaignit :
"Mais maître, il n'y a rien de plus à ordonner, à nettoyer dans ce jardin ! Tout est fait!
- Il manque une chose", répondit le maître.
Il secoua un arbre et quelques feuilles se détachèrent, jonchant le sol.
"A présent, le jardin est parfait", conclut-il.

''Il y a un aspect ordonné du mental qui permet à l'intellect de travailler dans l'ordre
et un aspect ordonné pour permettre à l'inconscient de se manifester.
L'ordre parfait n'existe qu'à côté du désordre. L'ordre total dans un jardin tue le jardin''

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mercredi 8 juin 2016

Paroles de mai

Tchouang Tseu, Extrait de "Philosophes taoïstes"

Si je discute avec toi et que tu l'emportes sur moi au lieu que je l'emporte sur toi,
As-tu nécessairement raison et ai-je nécessairement tort ?
Si je l'emporte sur toi, ai-je nécessairement raison et toi nécessairement tort ?
Ou bien l'un de nous deux a raison et l'autre tort ?
Ou bien avons-nous raison tous les deux ou tort tous les deux ?
Ni toi ni moi nous ne pouvons le savoir, et un tiers serait tout autant dans l'obscurité.
Qui peut décider sans erreur ?
Si nous interrogeons quelqu'un qui est de ton avis, du fait qu'il est de ton avis, comment peut-il en décider ?
S'il est de mon avis, du fait qu'il est de mon avis, comment peut-il en décider ?
Il en sera de même s'il s'agit de quelqu'un qui est à la fois de ton avis et du mien, ou d'un avis différent de chacun de nous deux.
Et alors, ni moi, ni toi, ni un tiers ne peuvent trancher.
Faudra-t-il attendre un quatrième ?

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mercredi 18 mai 2016

Paroles d'avril

Pierre Rabhi, Philosophe, paysan, père de l'agroécologie
"Se changer, changer le monde"

Le trajet de l'être humain dans la modernité.

Je me suis amusé à dessiner l'itinéraire d'un être humain dans la modernité :
De la maternelle à l'université, on est enfermé dans un bahut.
Ensuite on travaille dans des boîtes, des grandes boîtes, des petites boîtes !
Même pour s'amuser, on va en boîte !
Et pour y aller on prend sa caisse !
Et puis il y a la boîte à vieux, avant la dernière boîte que chacun peut deviner !
Est ce cela qu'on appelle l’existence ?

La sémantique n'est pas innocente, elle a le pouvoir de manipuler l'être humain
pour obtenir son consentement et fabriquer des normes.

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jeudi 14 avril 2016

Paroles de mars

Victor Hugo, Toute la lyre

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

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vendredi 4 mars 2016

Paroles de février

Sogyal Rinpoché, Le livre tibétain de la vie et de la mort

Distraits de notre être véritable, nous gaspillons d'ordinaire notre vie en occupations sans fin.
La méditation, en revanche, est la voie qui nous ramène à nous-mêmes.
Elle nous permet de faire l'expérience de notre être dans sa plénitude et de le savourer, au-delà de tout schéma habituel.
Pris dans un tourbillon de hâte et d'agressivité, nous vivons notre vie dans le conflit et l'angoisse ; nous sommes emportés par la compétition, l'avidité, le désir de possession et l'ambition. Nous nous chargeons sans répit d'occupations est d'activités superflues.
La méditation, elle, est l'exact opposé.
Méditer, c'est rompre complètement avec notre mode de fonctionnement "normal". C'est un état libre de tout souci et de toute préoccupation, exempt de toute compétition, désir de possession et saisie dualiste, libre de lutte intense et angoissée, et de soif de réussite.
C'est un état sans ambition où ne se manifeste ni acceptation ni refus, ni espoir ni peur ; un état dans lequel nous relâchons peu à peu, dans l'espace de la simplicité naturelle, les émotions et les concepts qui nous emprisonnaient.

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lundi 18 janvier 2016

Paroles de janvier

Jacques Brel

Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir,
Et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer,
Et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des passions,
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil,
Et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l’indifférence,
Aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite surtout d'être vous.

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dimanche 27 décembre 2015

Proverbe de décembre

Guy de Maupassant

"De toutes les passions,
la seule vraiment respectable
me parait être
la gourmandise."
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dimanche 29 novembre 2015

Conte de novembre

François Cheng, Cinq méditations sur la beauté, 1ère méditation, extrait

En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourra paraître incongru, inconvenant, voire provocateur.
Presque un scandale.
Mais en raison de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face. Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constitue les extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal ; de l'autre, la beauté.

Le mal, on sait ce que c'est, surtout celui que l'homme inflige à l'homme. Du fait de son intelligence et de sa liberté, quand l'homme s'enfonce dans la haine et la cruauté, il peut creuser des abîmes pour ainsi dire sans fond, ce qu'aucune bête, même la plus féroce, ne parvient à faire. Il y a là un mystère qui hante notre conscience, y causant une blessure apparemment inguérissable.
La beauté, on sait aussi ce que c'est. Pour peu qu'on y songe cependant, on ne manque pas d'être frappé d'étonnement : l'univers n'est pas obligé d'être beau, et pourtant il est beau. A la lumière de cette constatation, la beauté du monde, en dépit des calamités, nous apparaît également comme une énigme.

Que signifie l'existence de la beauté pour notre propre existence? Et en face du mal, que signifie la phrase de Dostoïevski : "La beauté sauvera le monde"?
Le mal, la beauté, ce sont là les deux défis que nous devons relever. Ne nous échappe pas le fait que mal et beauté ne se situent pas seulement aux antipodes : ils sont parfois imbriqués.

                    François Cheng

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mercredi 11 novembre 2015

Conte d'octobre

Lao Tseu, Tao Te King, extrait
Savoir
Et se dire que l'on ne sait pas
Est bien.
Ne pas savoir
Et se dire que l'on sait
Conduit à la difficulté.

Être conscient de la difficulté
Permet de l'éviter.

Le sage ne rencontre pas de difficultés
Car il vit dans la conscience des difficultés
Et donc, n'en souffre pas.

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