Les secrets des anciens Maïtres de Taichi, Le chant de la véritable signification
Texte anonyme

Pendant votre pratique du Taichi Chuan, oubliez tout.
Vous devez garder la tête froide et rester centré.
Aucune idée (a priori) ne doit troubler votre vision, aucune pensée ne doit perturber votre action. Le corps relâché et stable, vous devenez agile et léger.
Chassez souvenirs et projets, vivez le moment présent.
Corps et esprit perdent leur forme ; non qu'ils deviennent amorphes, mais pur potentiel, ne venant jeter aucune ombre sur le monde physique, parce que votre intention ne s'est pas encore manifestée.
En un certain sens, votre corps devient ainsi transparent à toutes forces extérieures. Oubliez ce qui vous entoure et ne faites que l'essentiel.
Votre souffle relie les mondes intérieurs et extérieurs.
Votre esprit doit rester clair, votre tête semblant suspendue par le haut, et votre corps aussi stable et enraciné qu'une montagne massive.
Votre racine doit être à la fois profonde et large, comme la base de la montagne qui s'absorbe dans la croûte terrestre, soutenant votre esprit au fur et à mesure qu'il s'élève comme le sommet de la montagne.
Conservez le sacrum rentré, ce qui vous permet d'ouvrir la colonne lombaire et de la connecter avec les jambes.
Dégagez la tête des épaules et rentrez très légèrement le menton pour étirer doucement la colonne vertébrale.
Soyez attentif à ne pas projeter le menton vers l'avant, ce qui créerait une tension dans la partie basse du cou.
Quand le Taichi Chuan est pratiqué de façon profonde et intense, il emplit votre vie en s'impliquant dans tout ce que vous entreprenez. A ce stade la séparation entre vie et art disparaît et tous vos effort tendent à transmuer votre être en un tout unifié.

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